Réseaux sociaux ou le voyeurisme 2.0

Réseaux sociaux ou le voyeurisme 2.0

5 min de lecture

Qu’il est loin déjà le temps de la première grande émission de télé réalité en France (ndlr : Loft Story saison 1 en 2001). Le principe est clair et simple : mettre devant les yeux de tous des personnes lambda (mais castées quand même pour leur « originalité » hein !) en huit clos (ou presque) et filmés quasi H24. Bien que ce type d’émissions à tendance à s’essouffler un peu, la société a réussi à faire émerger une télé réalité 2.0 grâce aux réseaux sociaux et dont tu es ton propre metteur en scène.Réseaux sociaux ou le voyeurisme 2.0

Avec Instagram notamment et l’apparition de ses stories, l’internaute peut se mettre en lumière en filmant des instants de vie qu’il partage avec sa communauté. Jusque là, le principe aurait pu être intéressant, mais quand on voit ce que les utilisateurs en font, on est en droit de se demander si cette fonctionnalité est vraiment utile.

Il faut croire que nous n’avions pas assez de YouTube qui permet de mettre en avant ses propres vidéos et les partager au plus grand nombre. YouTube est une plateforme qui reste très intéressante, mais bon nombre de personnes ont décidé d’en faire une télé réalité géante en proposant des « vlogs » de leur vie. Nous avons donc eu une période où la grande mode était le « Get ready with me » où les Youtubeuses (car oui, c’était surtout beaucoup de femmes qui se prêtaient au jeu) mettaient en scène leur réveil et toutes les étapes qu’elles suivaient lors de leur rituel matinal. Un peu too much pour moi, mais faute est de constater que les spectateurs (voyeurs ?) étaient bien nombreux…

Pour en revenir à Instagram donc, je trouve que la situation des stories est vraiment devenue un « je te montre tout de ma vie ». De nombreux utilisateurs vont passer leur journée entière à te montrer ce qu’ils font d’exceptionnel dans leur super vie : cela passe par la façon dont ils s’habillent/se maquillent, ce qu’ils portent (et de quelle marque), ce qu’ils regardent à la télé, ce qu’ils font à leur travail, ce qu’ils mangent, ce que font leur animal de compagnie et leurs enfants, ce qu’ils reçoivent par la poste, ce qu’ils achètent au supermarché/dans les magasins et j’en passe et des meilleurs ! Moralité, au final, tu es pratiquement capable de retracer la journée complète de la personne que tu suis sur Instagram … #supervoyeurismebonjour

Réseaux sociaux ou le voyeurisme 2.0Ce qui me dérange là dedans est surtout le fait que toutes ces personnes partagent leur vie de façon totalement consentie et assumée … que leur reste t-il dans le domaine du privé ? N’ont-ils pas envie de garder leur vie privée, privée justement ? Comment peut-on avoir envie de TOUT partager ?

Je pense que les réseaux sociaux ont ouverts de nombreuses failles dans la vie moderne et parmi elles le besoin constant de reconnaissance. Bien nombreuses sont les personnes qui partagent tout ainsi car elles sont/se sentent seules, n’ont pas d’amis ou très peu, s’ennuient dans leur vie (pas si parfaite que ça bien entendu !) et ont besoin d’entendre des paroles réconfortantes (même si elles viennent de parfaits étrangers) comme pour citer quelques exemples : « tu es trop jolie » « j’adore ton look/ton maquillage/tes cheveux… » « ton bébé est trop mignon » « ta maison est tellement bien décorée » « tu as trop de chance de recevoir tous ces produits » etc etc etc…

Et que dire du besoin de se sentir aimé ? Si par malheur les publications n’ont pas assez de likes ou si le nombre d’abonnés n’augmente pas, on dirait que la fin du monde est proche ! Du coup, il n’est pas rare d’entendre à la fin d’une vidéo YouTube « n’hésitez pas à liker ma vidéo » ou alors de lire sur Insta « où êtes-vous tous passé ? Le compte est au ralenti »… On passe donc de la télé qui te demande de choisir ton candidat préféré par téléphone au blogueur/youtubeur/intagrammeur qui te demande de liker tout ce qu’il fait

L’être humain ne cessera de rechercher cette reconnaissance, ce besoin d’exister tant qu’il n’aura pas atteint l’équilibre dans sa vie ou tout du moins une certaine maturité qui lui fera comprendre qu’il n’a besoin de personne pour se sentir entier.

Personnellement, je n’ai jamais été une grande fan du fait de mettre sa vie en pâture sur les réseaux. Je n’ai pas besoin du regard de l’autre pour me sentir mieux et pourtant moi comme ma vie ont est loin d’être parfaits !!! D’ailleurs je t’avoues que je suis une vraie quiche pour créer des Insta stories : le concept ne m’intéresse pas plus que ça. Cela ne m’empêche pas de regarder ce que font les autres pour autant. J’aime en effet qu’il y ait possibilité de partager des choses de façon si instantanée, mais j’aimerai tellement que tout le monde fasse plus attention en général avec les réseaux sociaux qui restent dangereux malgré tout. A force de tout partager, ne vas pas t’étonner si tu te fais cambrioler lors de tes prochaines vacances au ski !

Et toi, quelle est ta position par rapport au partage de ta vie sur les réseaux sociaux ?

**** Note bien que je ne vise personne en particulier dans cet article. Donc, si tu es du genre à faire beaucoup de stories sur ton Insta, je ne te juge pas, juste je te donne mon avis sur la question. Chacun est bien entendu libre de faire ce qu’il veut et si je te suis c’est que tu me plais 😉

16 commentaires
  • Azylis

    Hyper longtemps que j’étais pas venue ici, canon le relooking 😉

    Par rapport à ton article, comme bien souvent, je suis hyper d’accord avec toi.
    Les réseaux sociaux n’ont fait qu’exacerber la partie égocentrique qui sommeille en chacun de nous, et ce besoin de se sentir « star ».

    Pour certains ça devient franchement ridicule. Parce que sérieux, parfois, aucun intérêt… Et puis la surexposition de certains enfants fait un peu peur. Partager avec ses proches, carrément. Mais avec la Terre entière? Et s’en servir pour gagner du like ? Chaud….

    Après j’entends que les réseaux permettent de très belles rencontres. Mais parfois je me demande si le monde ne devient pas fou (spolier : si).

    • Audrey

      Coucou !
      Comme ça me fait plaisir de te revoir par ici ! Contente de voir que le relooking du blog te plait !!
      On est d’accord en effet sur le fait que certains usent et abusent des réseaux et justement, le fait de mettre ses enfants (souvent en bas âge d’ailleurs) en lumière comme ça aux yeux de tous, je trouve cela vraiment très malsain !
      Se surexposer ne peut être bon, alors pour les enfants (qui n’ont rien demandé…)…
      Bisous !

  • Princesse Petit Pois

    Le voyeurisme je déteste ça et je déteste donc facebook donc je n’étale pas ma vie privée sur ce réseau ou ne pas étaler tout court sur la toile.
    J’ai un site mais on ne me laisse pas beaucoup de commentaires ni de like. Ce n’est effectivement pas la fin du monde car je ne perds pas mon objectif premier qui est de partager et me faire plaisir.

    • Audrey

      Je te comprends, je ne suis pas non plus du tout une fan de FB ! Je pense qu’il est important de ne pas tout partager sur les réseaux et pour le côté blogging, comme tu le dis, le plus important est de ne pas perdre de vue que son but premier est le partage et la passion !

  • Liz

    Haha c’est rigolo parce que (et tu le sais !) je suis de ces gens qui partagent leur vie sur les réseaux. En fait j’ai réalisé quelque chose d’assez fou en me mettant, moi, à faire des stories et à partager mon quotidien. C’est que la part de privé est bien plus grande qu’on peut l’imaginer… On partage ce que l’on veut partager et surtout, on peut être qui on veut.

    Je ne suis pas dans les extrêmes, ce que je fais de mes journées reste quand même globalement un mystère. C’est difficile de retracer ma vraie vie privée : est-ce que je suis célibataire ? Qui sont mes amis ? Où je vais ? Pour moi les réseaux sociaux sont comme un théâtre où l’on devient qui l’on veut. La personne que je suis sur Instagram est 20% de qui je suis dans la vraie vie (et pourtant j’ai tendance à me confier, raconter mes bons et mes mauvais moments) mais ça reste un peu du jeu.

    Pourquoi on le fait ? Besoin de reconnaissance, surement. Faire fonctionner un business, besoin d’être aimé, il y a tout un tas de raison (stupides ou pas haha)

    Je ne trouve pas ça grave tant que ça n’implique personne d’autre que soi. Je trouve que les limites sont dépassées lorsque le couple (ou la famille) deviennent des produits marketings ! Autant je n’ai aucun problème à « vendre mon image » (je pourrais gagner des sous en étant modèle photo et Instagram serait ma vitrine, par exemple) autant j’aurais vraiment du mal à vendre ma vie. Je ne sais pas si je suis claire dans mes propos…

    Ceci dit, ton article est très interessant. Je me pose souvent la question de la vie privée et de l’intimité… Des limites que l’on se pose en tant qu’utilisateur. Par exemple, je ne suis plus aucun influenceur car j’avais tendance à ne plus savoir apprécier ce que j’avais ! C’est dingue, l’impact que ça peut avoir !

    • Audrey

      Coucou Liz !
      Oui partager sa vie sur les réseaux permet en effet de se mettre en avant en choisissant ce que l’on veut mettre en avant.
      Il est clair que tu n’es pas dans l’extrême pour ta part, et en plus, le fait d’être une expat à quelque chose de plus « intéressant » comme une plus-value pour tes abonnés français qui peuvent découvrir la vie dans un pays comme le Koweït !
      Je trouve comme toi que tant que cela n’implique pas une autre personne que soit même mais bon nombre d' »influenceurs » mettent en effet TOUTE leur vie en avant aux yeux de tous et en font comme tu dis un produit marketing, et là, c’est assez triste…
      Je comprends d’ailleurs que tu ne suives plus aucun de ces types de comptes, je n’en ai jamais suivi pour ma part car je les trouve creux et sans grand intérêt à mes yeux.
      Gros bisous 🙂

  • Marion

    Coucou Audrey !

    Je t’avoue que sur ce coup-là, j’aurais eu tendance à être totalement d’accord avec toi… il y a encore quelques années.
    Mais j’ai travaillé dans un environnement un peu spécial où les valeurs d’intimité et de partage sont intrinsèquement liées… alors je t’avoue que je ne sais pas quoi répondre à cet article aujourd’hui.

    Fondamentalement, je comprends qu’on remette en question cet abus de démonstration de soi. Mais après l’expérience que j’en ai eu, je me dis aujourd’hui que c’est peut-être tout simplement l’une des nombreuses facettes de l’homme que d’admirer son prochain… à titre personnel, je suis reconnaissante d’avoir cette capacité d’admiration, car c’est ce qui m’a permis de me remettre en question moralement (d’un point de vue écologique, éthique ou encore familial). Maintenant, on choisit peut-être aussi ce qui nous arrange le mieux… et là on en revient à l’éternelle question : qui du diable ou de dieu ? Et encore, c’est seulement si on part du principe que tout est soit blanc, soit noir. Mais si on dépasse cette notion de tout ou rien, alors on laisse place à plusieurs niveaux d’interprétation…

    Je trouve que c’est un débat fascinant en tout cas, merci beaucoup d’avoir soulevé cette question ! J’espère avoir l’occasion de lire ta réponse, voire même d’autres réponses différentes pour en apprendre davantage ! 🙂

    Gros bisous Audrey ! <3

    • Audrey

      Coucou Marion !
      Je ne sais pas quel est l’environnement un peu spécial dans lequel tu as travaillé et qui a remis en cause ton point de vue, mais il est vrai que sans cette information il est un peu compliqué de te répondre.
      En tous les cas, il y a certes des secteurs et/ou des situations qui font que l’on doit se mettre en avant et partager un peu de sa vie avec son public (notamment pour les célébrités en général ou lorsque l’on a un business personnel qui s’appuie pas mal sur la personne que l’on est) mais en dehors de ça, j’ai un peu de mal à voir quoi.
      Même si je ne suis pas pour les démonstrations (à outrance – on est d’accord hein, je ne parle pas de ceux qui partagent des brides de vie par ci par là) cela ne m’empêche pas de trouver certaines interventions intéressantes. En effet, certaines personnes apportent un vrai plus, mais malheureusement en général, elles sont plutôt rares.
      Je suis ravie de voir que cet article apporte son lot de réflexions, il est en effet là pour ça, et j’aime toujours que chacun puisse pouvoir exposer son point de vue même (et surtout) parce qu’il diverge !
      Gros bisous Marion 😉

  • leschosesquibrillent

    Coucou ma belle! Même si j’adore les réseaux sociaux et que je poste des stories, je comprends tout à fait ton point de vue. Il faut savoir où est la limite, ça peut vite déraper alors qu’on a rien demandé! Et je trouve que certaines personnes donnent des détails trop personnels sur leur vie, qu’on a pas forcément envie de savoir… des bisous <3

    • Audrey

      Coucou !
      Oui il faut en effet se mettre des limites au risque de ne plus réussir à faire la part des choses entre ce qui est du privé et du public. Certains donnent en effet bien trop de détails sur leur vie perso et comme tu le dis, on a pas toujours envie de tout savoir !!
      Bisous !!

  • Justine

    Coucou ! Il y a tellement à dire à ce sujet… Premièrement, le besoin d’amour et de reconnaissance, je crois que tout le monde l’a, un minimum. Sans parler des réseaux sociaux, l’être humain est un être social et a forcément besoin d’amour, sans ça, il peut même devenir un monstre. Je suis donc d’accord à 100% sur le fait que la plupart des gens qui postent beaucoup sur les réseaux sont ceux qui sont en manque de tout ça. Et est-ce que c’est mal, pour autant ? Je ne trouve pas… Bien sûr, au départ on échange avec des inconnus, mais comme dans la vie, on rencontre de nouvelles personnes et on apprend à les connaitre, pour un jour, même, si on le souhaite, les rencontrer et passer du virtuel au réel.. Derrière un écran, des vraies personnes sont présentes, donc je ne cautionne pas trop le fait de diaboliser les relations virtuelles, tout est à mesurer et à nuancer, je crois. Ensuite, pour les personnes qui filment leur vie… J’ai, je crois, ce côté « voyeur » qui fait que quand j’apprécie une personne, j’aime en voir un peu plus sur sa vie. Peut-être que c’est malsain, ce serait donc ma part d’ombre que j’assume ahah.. Cependant, j’ai conscience du fait qu’une vidéo dure 20 minutes environ, parfois un peu plus, parfois un peu moins. Et je me dis que 20 minutes d’une journée, ce n’est rien du tout. J’ai essayé un jour de faire un vlog, bon c’était un échec parce que j’oubliais justement de prendre la caméra, mais je voulais juste filmer, à la base « ma journée » parce que j’allais à une Avant première. La vidéo a duré 5 minutes, j’ai filmé environ 30 secondes avant, 2 minute sur le lieu et 2 ou 3 minutes après, pour dire ce que j’avais pensé du film. Et là j’ai véritablement compris que la plupart des vidéos Youtube n’étaient que de brefs moments de vie et qu’on pouvait choisir ce qu’on voulait partager ou non. Bien sûr, il y a du négatif, comme dans tout, certains nous laissent penser que leur vie est un conte de fée et que l’argent est la solution à tous les problèmes… A nous de faire le tri dans ce qu’on souhaite regarder ou non et à nous, pourquoi pas, d’essayer de sensibiliser les plus jeunes (que ce soit dans la vie, ou sur internet également) pour qu’ils comprennent que la réalité ce n’est pas le luxe et que les moments difficiles doivent aussi avoir de l’importance.. Bref, j’en ai déjà beaucoup dit. Merci pour cet article inspirant, avec lequel je ne suis pas d’accord à 100% mais que je comprends. 🙂 A bientôt

    • Audrey

      Coucou Justine !

      Il y a beaucoup à dire sur le sujet, d’où le pourquoi de cet article.
      Je sais bien que pas mal de personnes aiment raconter et montrer ce qui se passe dans leur vie au jour le jour cependant, même si ce n’est que des « fragments » certaines personnes ont tendance à montrer tout et n’importe quoi. Je ne dis pas que c’est mal, juste que c’est un peu malsain.

      On a beau dire que les réseaux offrent la possibilité de rencontrer certaines personnes ensuite dans la vraie vie, cela reste assez rare et pas toujours simple. Imaginons que la personne qui fait des stories (appelons la « A ») rencontre une personne qui suit son compte (qui sera « B ») (mais qui elle ne partage pas sa vie à travers les réseaux) et bien c’est un peu spécial et pas forcément idéal.
      « A » qui se livre sans arrêt sur les réseaux se rendra vite compte qu’elle ne connait rien de « B », alors que « B » au contraire sera capable de dire à « A » beaucoup de choses sur elle (car comme un « stalker », elle aura eu le temps de rentrer dans son intimité puisque « A » l’offre en pâture à tout le monde). Comment réussir à construire une relation saine à partir de là ? Que raconter à quelqu’un qui sait tellement de choses sur toi alors que tu ne connais rien d’elle ?
      Comment ne pas avoir l’impression que l’on donne trop d’informations aux gens qui nous « suivent » mais ne nous connaissent pas ? Il y a tout de même de la dangerosité dans tout ça et l’on ne peut pas le nier.

      Alors, surtout là dedans, ce qu’il faut retenir c’est qu’en effet il ne faut surtout pas tout partager sur les réseaux et qu’il faut se mettre un frein, une limite pour ne pas faire de sa vie une télé réalité !
      Tant que chacun maîtrise ce qu’il veut offrir, tout se passe bien. Il suffit de savoir faire la part des choses autant pour la personne qui se met en scène que pour la personne qui regarde (et peut donc tout à fait choisir de ne plus regarder aussi).
      A très vite !

      • Justine

        Ah oui j’ai déjà pensé à ça, c’est vrai. Effectivement, là dessus je te rejoins à 100%, si on parle de tout en vidéo et qu’on rencontre quelqu’un qu’on ne connait absolument pas, ça doit être vraiment étrange. Je ne sais pas si c’est malsain et je ne sais pas si il est impossible de créer une relation intéressante, ça dépend du degré d’intérêt que la personne qui s’expose porte à cette nouvelle rencontre.. Mais il y a tout de suite un fossé entre les deux, c’est bizarre, je suis d’accord. 🙂 Tout doit être assez mesuré et en accord avec soi. En tout cas, je me répète mais, c’est vraiment intéressant comme sujet. 😀 Bisous, à bientôt <3

  • Marine

    Coucou Audrey ! Ça fait bizarre de revenir ici, j’espère que tu vas bien =) Je suis assez d’accord avec toi. Pour moi le principal problème de tout cela, reste avant tout l’exposition des enfants sur internet, de leur visage, de tout ce qu’ils font dans leur journée etc. Après ce que les gens font de leur propre image, ça me dérange moins. Par contre, je te rejoins sur le fait que ça témoigne d’un véritable besoin de reconnaissance, d’être aimé etc. On en a tous besoin d’une manière ou d’une autre, mais je ne pense pas que les réseaux soient le bon moyen pour ça. Bien sûr, il est possible de rencontrer des gens en vrai, ce qui m’est déjà arrivé plusieurs fois et qui a donné lieu à de très belles choses parfois, mais cela reste assez rare. Je ne sais pas où tout ça va nous mener mais je pense que la plupart des gens se rendront compte que l’important reste dans « la vraie vie » et que tout ça ne les rend pas plus heureux pour autant.
    Bisous !

    • Audrey

      Coucou Marine !
      Ça fait plaisir de te retrouver ici !
      Je trouve aussi que l’exposition des enfants est le truc le plus grave. Ils n’ont rien choisi mais ils subissent les conséquences, et c’est vraiment pas cool !
      Bisous !

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