Miami épisode 2

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Je vais sans doute en choquer plus d’un/d’une en écrivant cet article, mais face à tout ce que mon mari et moi avons constatés en quelques jours ici, il fallait vraiment que je partage une nouvelle fois mes impressions sur Miami avec toi (pour rappel voici l’épisode 1)

Miami épisode 2

Comme tu le sais surement, Miami est l’endroit où nous sommes rentrés aux US afin de valider nos Green Cards il y a maintenant plus de 4 mois. Nous sommes restés que très peu de jours cette fois-là, car notre but était de remonter vers Tampa. Nous n’avions pas loué de voiture durant notre premier séjour (mis à part le jour avant de prendre la route pour le Nord) et n’avions donc pas eu le temps de nous rendre compte de la totalité de la ville.

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Apres 4 mois donc, nous avons décidé de tenter notre chance à Miami afin de peut-être pouvoir nous y installer. [Nous avons roulé sur la route au milieu de la Floride qui traverse l’Etat du Nord au Sud : des miles et des miles de néant, le genre de route sur laquelle vous croisez les doigts pour ne pas tomber en rade d’essence… Bref, nous avons beaucoup de mal non seulement à nous décider d’un lieu où nous pourrons vivre sereinement mais aussi et surtout à trouver un appartement ou se faire accepter. Bref, la question n’est pas là. Ce second séjour à Miami est vraiment déstabilisant, c’est le moins qu’on puisse dire. Nous avions fait la liste de tous les appartements qui auraient pu nous intéresser afin de les visiter dès le lendemain de notre arrivée.

Nous prenons donc la route, pleins d’espoirs quant au fur et à mesure des miles, nous nous apercevons de l’effroyable vérité : Miami est une ville sale, très sale, crasseuse ou règne la pauvreté et les quartiers misérables (quand j’emploie ces termes, c’est vraiment dans le sens premier du mot, ce n’est pas un jugement mais une triste constatation).

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La TV française t’envoie certes du rêve avec le Miami Beach des stars et les demeures à plusieurs millions de dollars, mais Miami, c’est loin d’être du rêve, ou tout du moins, ce n’est pas le mien. Je suffoquais dans la voiture par tout ce que je pouvais voir tellement c’était choquant, c’est dire !

La majeure partie des quartiers est sale, les gens errent, font la manche ou vendent des fleurs, de l’eau, des fruits à travers la circulation (qui elle aussi est un vrai calvaire). Il vaut mieux regarder à 2 fois si la voiture est bien fermée tellement on ne se sent pas en sécurité. Je n’ai pas été épatée ou surprise par la beauté des maisons ou la classe des habitants, non, j’ai vu tout l’inverse, bien loin de ce que nous véhiculent les médias.

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De plus, tout ici est (trop) hispanophone. A se demander si on est encore aux Etats Unis tant on ne fait que vous parler en espagnol. Alors certes, j’adore la langue espagnole, mais je suis venue aux Etats Unis pour parler anglais hein ! D’ailleurs, lorsque nous étions au supermarché dans d’autres Etats (comme au Tennessee) il y avait des drapeaux US partout (comme partout ici quoi, normal), à Miami, non…

Donc, un constat : je n’aime toujours pas Miami. Seuls les quartiers Brickell et South Beach se montrent un tant soit peu agréables, le reste, c’est vraiment digne des pays de l’Est après la guerre ! Encore heureux que tout n’est pas comme ça ici (comprendre aux Etats Unis en général) … D’ailleurs, dès que j’ai un peu de temps, je te parle d’un autre Etat dans lequel cette fois je me sens bien !!

Aucun commentaire
    • Audrey

      Je vois surtout que ce « débat » est bien pauvre en arguments et que les français sont toujours aussi c… Il est facile de venir témoigner sur une page FB quand la plupart de ces personnes ne vivent ou n’ont jamais vécu là bas (ou alors vivent dans les beaux quartiers sans en sortir). Miami est certainement l’endroit idéal pour un type particulier de personnes et si ils s’y plaisent tant et bien tant mieux, qu’ils y restent mais qu’ils ne viennent pas juger les gens sans les connaitre derrière leur dos et sans avoir lu le contenu de notre parcours qui est certainement bien plus riche que la plus grande partie d’entre eux ! Pour rappel nous avons vécu un bon moment en Floride alors on peut se permettre de donner notre ressenti…

      • Bertille_in_miami

        Effectivement Audrey, tu t’es fait lynchée sur Facebook (sans parler des propos racistes, n’importe quoi) !
        Je comprends ton ressenti car il y a effectivement des quartiers pauvres sur Miami (type Little Haiti ou certaines rues derrière Miami Downtown où je ne trainerai pas toute seule), mais il y en aussi en plein développement (je pense à Brickell, Wynwood, Desing District, etc…), après, perso je n’y vivrais pas car il faut toujours la voiture pour se déplacer, trop isolé du reste pour moi, mais ce sont des quartiers intéressants (et sécuritaires) pour y vivre.
        La pauvreté est présente partout aux US je trouve, pas qu’à Miami. Je suis allée cet été à Baltimore, on est passé par la banlieue en voiture et ça faisait flipper (après le centre ville est très sympa, comme quoi) !

        • Audrey

          @bertille_in_miami Miami m’a vraiment laissé un souvenir mitigé. Je n’ai pas beaucoup aimé ce que j’y ai vu et vécue. En effet comme tu dis, certaines rues ne sont pas inspirantes du tout et je pense que c’est important de dire que Miami ce n’est pas que ce que l’on veut faire croire aux français (un eldorado tout beau, tout propre), il faut aussi dire et montrer le coté que l’on ne veut pas montrer car pas reluisant du tout…
          Je te rejoins pour les quartiers plus sympas et en expansion qui sont du coup plus proprets et sécurisés, mais cela n’a pas suffit pour me faire rester à Miami.
          Il est aussi complètement vrai que la pauvreté est partout aux US, même ici à Charleston qui est considérée comme une des plus belles villes des US, il y a des endroits vraiment pauvres qui sont à l’abandon et ne « collent pas » avec le reste de la ville…qui plus est, ces quartiers sont seulement à quelques blocs des endroits touristiques, mais ça, personne ne le dit non plus !
          Baltimore, j’y suis passée aussi (en banlieue aussi) il y a 8 ans et ça m’avait fait froid dans le dos.

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